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Débat sur le prix de l’eau |
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24-02-2008 |
L’ouverture des municipalités, le boycott des distributeurs,
le passage à l’action de Bercy
Suite à la publication de notre enquête sur l’eau, qui montrait des prix abusifs dans des grands syndicats urbains,
l’UFC-Que Choisir avait adressé ses résultats aux collectivités locales et aux entreprises concernées en proposant
que s’ouvre un débat factuel sur le coût de l’eau.
Le bilan est le suivant :
- Plusieurs collectivités locales ouvrent leur comptes
Des collectivités ont reçu l’UFC-Que Choisir et ont proposé une décomposition très détaillée de leurs coûts. Il
s’agit d’Eau de Paris, du Syndicat des eaux d’Ile de France et de Grenoble (Clermont Ferrand et Hyères étant
aussi programmées). La Fédération nationale des communes concédantes et régie a produit une lecture critique
de notre étude.
Sans nier les profonds désaccords qui persistent sur le niveau des coûts, l’UFC Que Choisir salue la démarche de
ces collectivités locales qui permet de confronter les expertises et de faire avancer le débat.
D’autres collectivités, où nos résultats étaient très insatisfaisants, n’ont pas répondu, ce que nous regrettons. Il
s’agit notamment de Marseille, de Montpellier, de Reims et du Syndicat Interdépartemental d’assainissement de
l’agglomération parisienne (Siaap).
- La Fédération des entreprises de l’eau boycotte notre proposition de transparence
Par un courrier du 9 janvier, la Fédération des entreprises de l’eau nous a répondu qu’elle ne nous transmettrait
pas la décomposition détaillée de leur prix dans les communes étudiées, renvoyant à un débat au Ministère de
l’écologie. Ce boycott n’est qu’une nouvelle preuve d’une véritable culture de l’opacité dont font preuve les
entreprises de l’eau.
- La Ministre de l’Economie devrait mettre un terme aux filiales communes de Véolia et Suez
Véolia et Suez ont créé douze sociétés communes qui exploitent les contrats de grandes collectivités dont trois,
Lille, Marseille et Nancy, faisaient partie de notre étude. Ces filiales communes sont une aberration puisque, sur
ces contrats, les deux grandes sociétés unissent leurs forces, ce qui réduit à la portion congrue le jeu de la
concurrence.
Fort logiquement, le Conseil de la Concurrence, par son avis du 11 juillet 2002, a jugé que ces deux entreprises
avaient « abusé de leur position dominante collective ». Le Conseil a alors « demandé aux ministres chargés de
l’économie d’enjoindre aux sociétés Compagnie générale des eaux et Lyonnaise des eaux de modifier, compléter
ou de résilier, dans un délai déterminé, tous les accords et tous actes qui ont conduit ces entreprises à associer
leurs moyens dans le cadre des filiales communes ».
L’UFC-Que Choisir a écrit à la Ministre de l’Economie, le 17 décembre, en lui demandant de démanteler ces
filiales communes. La ministre nous répondu, le 18 février, qu’elle agirait pour « trouver une solution équilibrée
permettant d’atteindre l’objectif fixé par le Conseil de la Concurrence de rétablissement d’une saine concurrence
au bénéfice des consommateurs et des collectivités territoriales(…). J’ai fixé un objectif de six mois pour la
finalisation d’une solution consensuelle. Si les entreprises ne parvenaient pas à trouver une solution satisfaisante,
alors je prendrais les mesures nécessaires à l’application effective de la décision du Conseil ».
L’UFC-Que Choisir se réjouit de cette décision.
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