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Sondage UFC-Que Choisir / CSA : |
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04-09-2009 |
74 % des français sont opposés à la taxe carbone
Le refus tombe à 45 % avec un chèque vertA quelques heures de la réunion, présidée par Nicolas Sarkozy, sur la mise en place d’une taxe
carbone, l’UFC Que Choisir rend publics, sur son site quechoisir.org, les résultats d’un sondage
éloquent, réalisé par le CSA mercredi et jeudi1.
Ce sondage montre que si le gouvernement veut éviter que cette réforme ne fasse l’objet d’un rejet
massif par les citoyens, il doit revenir à la concorde qui s’était créée entre les ONG écologistes, les
associations de consommateurs, les syndicats et le ministre de l’environnement autour d’un
reversement intégral par le biais d’un chèque vert.
D’une manière générale une très nette hostilité envers la taxe carbone
74% des sondés se sont déclarés défavorables, dont 56% tout à fait défavorables, à la mise en place
d’une taxe carbone ainsi définie « afin d’inciter les consommateurs à réduire leur consommation
d’énergie, il est envisagé de mettre en place une taxe, appelée « taxe carbone », sur le prix des
carburants et des énergies de chauffage (telles que le fuel, le charbon ou le gaz)».
Une mesure d’abord considérée comme injuste envers les consommateurs captifs
Parmi les raisons proposées pour motiver cette hostilité, les sondés retiennent d’abord que cette taxe
est « injuste car elle pénalise les personnes qui sont obligées d’utiliser leur voiture tous les jours »
(59%). Vient ensuite le fait que le sondé est « contre toute taxe supplémentaire » (50% d’accord).
La seule voie de passage envisageable : le chèque vert !
Il était ensuite proposé aux sondés la mesure suivante : « Et si les sommes collectées par
l’intermédiaire de la taxe carbone étaient entièrement redistribuées aux ménages par le biais d’un
chèque variable en fonction de leur consommation d’énergie, seriez-vous tout à fait, plutôt, plutôt pas
ou pas du tout favorable à cette taxe ? » Il apparaît alors que l’opposition des sondés est ramenée à
45%.
Après avoir envisagé de multiples scénario de hold up fiscal cet été, en voulant utiliser le produit de la
taxe carbone sur les ménages pour baisser la taxe professionnelle ou alimenter les caisses de l’Etat,
la crédibilité de la parole publique et un minimum d’acceptabilité sociale nécessitent que soit posé sur
la table un schéma de redistribution intégrale de la taxe parfaitement transparent et garanti dans le
temps.
Pour l’UFC Que Choisir, outre l’inacceptable ponction sur le pouvoir d’achat, le risque fondamental
que pose l’introduction d’une taxe carbone mal configurée est qu’elle peut fâcher définitivement les
français avec de fort utiles mesures de fiscalité écologique, telles que la généralisation du bonus
malus ou la réforme de la taxe sur les ordures ménagères
1 Sondage exclusif CSA / UFC-Que Choisir réalisé par téléphone les 2 et 3 septembre 2009. Echantillon national représentatif de 1006
personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par
région et taille d’agglomération.
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